Retour sur un aller Tokyo/Kyoto en Shinkansen

Départ depuis la gare de Shinagawa. On rejoint très rapidement le quai de départ. En effet,  même si l’on s’apprête à monter dans un train de grande ligne qui va nous emmener à 500km, on y accède comme à une rame de métro. D’ailleurs, les trains défilent toutes les 5 minutes, presque mieux que le métro parisien ! Le quai est parsemé de marquages diverses et variés qui donnent les positions de chaque voiture. Un rapide coup d’oeil au ticket nous indique le numéro de la nôtre et après quelques minutes nous voilà au bon endroit. C’est tellement bien organisé et clair, que l’on ne perd pas de temps à trouver notre place et on n’est pas perdu.
Déjà beaucoup de passagers attendent sagement en file indienne, les japonais sont très disciplinés.
L’annonce de l’agent de quai nous indique l’arrivée imminente du train que l’on peut sentir au souffle d’air qui le précède. Le train ralentit très rapidement, sans bruit, et sans l’odeur de chaud typique. En s’arrétant, la porte du wagon s’aligne à la perfection avec la marque correspondante sur le quai. Quelle précision ! La porte s’ouvre tel un sas de navette spatiale et les patients voyageurs, toujours en file indienne, s’engouffrent dans la rame.
A l’intérieur, c’est la même impression à chaque voyage : ça respire ! Il y a de la place. On se croirait dans une cabine business de long courrier. Les derniers passagers prenant leur place dans un silence bienvenu, le train repart dans une accélération douce et régulière. Je suis côté hublot. Le couloir sépare la cabine en deux rangées de deux et trois sièges. À quelques rangées de là, un groupe de personnes, visiblement une famille, se lève, et soudainement une des rangées de sièges se surélève et entamme une rotation de 180 degrés. La famille se rasseoit mais face à face cette fois-ci…
Pendant une bonne heure un paysage de millions d’immeubles défile à une vitesse folle. Au détour d’un vallon, la mer fera une apparition éclaire entre les immeubles résidentiels. Le mont Fuji sera lui désespérément caché dans les nuages…
Premier arrêt à Nagoya, tout au plus 3 minutes pendant lesquelles on assistera à l’échange des passagers toujours dans le même silence. Et déjà le train repart. Le contrôleur fera un deuxième passage en jetant un coup d’oeil à son calepin, rempli lors de son premier passage avec le numéro des sièges non controlés. Très poliment, dans une litanie monotone, il demande son ticket aux nouveaux passagers et d’un geste robotique appose un coup de tampon. Ayant atteint le bout du wagon, il se retourne vers les passagers et, dans l’indifférence générale, remercie les clients en s’inclinant. Qu’est ce qu’ils sont polis et respectueux ces japonais !
C’est l’arrivée à Kyoto. Juste le temps de sortir que le train est déjà reparti…

Intérieur d'une rame de Shinkansen

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